Featured post

The Non-Negotiable Gospel - Book Review

 Dave Hunt, 1999, 45 pages Publisher: The Berean Call; Second Edition (April 25, 2007) Buy it on Amazon and Good Reads . Blurb...

Monday, 22 May 2017

L’ESCLAVAGE EN CÔTE D’IVOIRE

Pinterest
 J’étais surprise de découvrir que l’esclavage existait en Côte d’Ivoire. En effet, les historiens ont du mal à différencier l’esclavage de la captivité. Les esclaves étaient capturés puis vendus aux colons français en échange de biens (sel, miroirs, vêtements, alcool et tabac) fournis aux chefs de tribus ivoiriens. Bien avant l’impérialisme européen, il était courant que des chefs tribaux échangent leurs prisonniers de guerre. Par exemple, le clan victorieux prenait en otage les guerriers vaincus afin de les vendre aux autres tribus en échange du poisson, de l’or et des cauris (coquillages qui servaient de monnaies). Ces transactions augmentaient la « main-d'œuvre » des clans ennemis pour la pêche, pour servir les chefs tribaux et s’accoupler avec les femmes esclaves. C’était de l’esclavage interne qui était différent de l’esclavage international.

Au XIVe siècle, les marins portugais découvrirent l’Afrique occidentale qu’ils appelèrent « Cape Palmas » (du Sénégal au Libéria) et « Cap des trois pointes » (de la Côte d’Ivoire au Ghana). Ils nommèrent également le pays « la Côte d’Ivoire », en raison de la quantité d’ivoire en vente. Ils désignèrent aussi les ports de Sassandra, San Pedro et Fresco. Du XVIe au XVIIIe siècle, les colons britanniques, hollandais, danois et français s’installèrent dans la région. Ils y construisirent des centaines de forteresses et de forts pour s’accaparer du territoire et pour organiser la traite des Noirs. 
Liberiapastandpresent.com
 Au XVIIIe siècle, les colons français se sont battus contre les autres Européens. Les français remportèrent la bataille et s’accaparèrent de la majorité des pays de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi commença l’esclavage international. Les colons français reçurent beaucoup d’esclaves en provenance du Royaume Ashanti – Côte de l’Or (Ghana). Ces esclaves travaillaient dans les mines d’or situées en Côte d’Ivoire. L’esclavage international a duré pendant un siècle. Quelques Ivoiriens ont traversé l’atlantique pour toujours. Mais un grand nombre de Guinéens, Maliens et Sénégalais ont été vendus à l’Amérique et l’Europe (Pays-Bas, Angleterre, France, Italie...). En particulier, les Minas du Bénin, dont la réligion était le vaudou, ont été massivement déportés en Louisiane.

Pour conclure, les navigateurs Français commencèrent la traite internationale des Africains par leur déportation massive vers l’Occident. Curieusement, la plupart des Ivoiriens sont restés dans leur pays pour y travailler comme des esclaves internes. Les colons français conservèrent le nom du pays, malgré la dilapidation de l’ivoire. En Côte d’Ivoire, les éléphants devinrent une espèce en voie de disparition.


Par Bénébr

Traduit de l’article « Slavery in Ivory Coast » – avec l’aimable autorisation de Global Eyes Magazine, Avril 2017, Winnipeg, page 16.

Les sources sont les mêmes que dans l'article ci-dessous:



SLAVERY IN IVORY COAST

Pinterest


Surprisingly, slavery existed in Ivory Coast. Actually, historians have a hard time to differentiate slavery from captivity. The slaves were captured to be sold to French settlers in exchange for goods (salt, mirrors, clothes, alcohol and tobacco) traded with Ivorian tribal chiefs. But before the European invasion, it was common that tribal leaders exchanged war prisoners. For instance, the victor tribe held hostage the defeated warriors to sell them to allies in exchange for fish, gold, and cowries (shells that served as money). These transactions helped to grow the “workforce” of the tribe enemies for fishing, serving their kingdom and copulating with female slaves. It was the domestic slavery versus the international slavery.
In the 14th century, the Portuguese sailors discovered the African west coast. They called it “Cape Palmas” (from Senegal to Liberia) and “Cape Three Points” (from Ivory Coast to Ghana). They also named “Ivory Coast” because of the Ivory traded; and they called the ports of Sassandra, San Pedro, and Fresco. From the 16th to the 18th century, the British, Dutch, Danish and French sailors settled in the region, too. They built hundreds of fortresses and forts to invade the territory and to organize the global enslavement. 

liberiapastandpresent.com
During the 18th, the French settlers fought against the other European.  The French won the battle. Thus they owned most countries of the region. And they started the slavery. They received many slaves from the Ashanti Kingdom - Gold Coast (Ghana) - to work in gold mines situated in Ivory Coast. The international slavery occurred for one century. Few Ivoirians were sent away. The Guineans, Malians and Senegalese were sent to Europe (Netherland, England, France, Italy…) and America. The Mina from Benin practised Voodoo as a religion, and they were massively deported to Louisiana.
In summary, the French navigators started the global human trafficking with massive deportations of slaves to Europe and America. Oddly, the Ivoirians stayed in their country to labour as domestic slaves. The French settlers decided to keep the name of the country, even though the land ran out of Ivory because the elephants were almost exterminated in only one century.

Benebr


With the authorization of Global Eyes Magazine: Manitoba African and Carribean Quaterly Magazine – February 2017,  page 16.


The sources are the same as the previous article.




Saturday, 6 May 2017

HISTORY OF IVORY COAST (CÔTE D’IVOIRE) - WEST AFRICA



Samori Touré
Black history and slavery go together. Africans who were brought here and used as slaves came from many parts of Africa and there are stories. About Ivory Coast, I’ve heard the House of Slaves’ story on the Gorée Island (Senegal), but it never crossed my mind that Ivoirians might have been enslaved, too. My mom told me a legend about some chains found in her village when she was little. It was said that the villagers originally came down from heaven. They landed on earth via celestial shackles until they broke down. This was an excellent fairy tale.
Due to the lack of archaeological finding, before the 17th century, there was no information about Ivory Coast’s history. The tribes kept oral traditions maintained with theatrical and ritual dances.  The Akan - Ashanti Kingdom’s descendants - migrated from the Gold Coast (actual Ghana) to settle in Ivory Coast’s south and central area. The Mande (Sudanese ancestors:  Mali, Guinea, and Niger) - known today as ethnic groups: Gouro, Malinké, Yacouba, and Gban - occupied the north and the west of Ivory Coast. The Gur (Voltaic ancestors) moved to the eastern area; they created the Senoufo, Lobi, Loro and Kouanlango dialects. The Mandé and the Gur practised Islam. The Akan were animist. Since the 14th century, Europeans settlers have invaded Africa. After the French invasion, most Akan became Catholic. In the midst of the 19th century, mighty warriors like the King Samori Touré (Mandé descent from Guinea) fought against European settlers. The Touré’s mission was to convert all West Africa to Islam. He terrorized the animist population from Guinea to the northern Ivory Coast. If a woman refused to plead allegiance to Islam, she was forced to pound her baby in a mortar.  On September 29, 1898, Samori Touré was captured by the French colonial army at Guelemou (Ivory Coast). He was exiled to Ndjolé (Gabon) where he died on June 2, 1900.

The French settlers divided the territories for their own interest without paying attention to the tribe’s dynamics. 78 dialects are spoken in Ivory Coast. French is the official language, and Dioula is the domestic trades’ language.  Now, I found out the source of tribal hostilities and wars. That makes sense. Some tribes did get along while most tribes fought constantly.
 By Benebr

With the authorization of Global Eyes Magazine: Manitoba African and Carribean Quaterly Magazine – February 2017,  page 3.

HISTOIRE DE LA CÔTE D’IVOIRE - AFRIQUE DE L’OUEST

Samory Touré
Concernant l’esclavage, j’ai entendu parler de la maison des esclaves de l’île de Gorée (Sénégal), mais je n’ai jamais pensé que les ivoiriens pouvaient être concernés. Cela me rappelle une légende que ma mère m’avait racontée. Pendant son enfance, des chaînes avaient été trouvées dans son village. La légende raconte que les habitants de son village sont descendus du ciel grâce à ces chaînes jusqu’au jour où elles se sont rompues. C’est un merveilleux conte de fées.

Concernant l’esclavage, j’ai entendu parler de la maison des esclaves de l’île de Gorée (Sénégal), mais je n’ai jamais pensé que les ivoiriens pouvaient être concernés. Cela me rappelle une légende que ma mère m’avait racontée. Pendant son enfance, des chaînes avaient été trouvées dans son village. La légende raconte que les habitants de son village sont descendus du ciel grâce à ces chaînes jusqu’au jour où elles se sont rompues. C’est un merveilleux conte de fées.

Avant le XVIIe siècle, il n’y avait aucune information sur l’histoire de la Côte d’Ivoire à cause du manque de trouvailles archéologiques. Les tribus avaient des traditions orales, illustrées par des mimiques théâtrales et des danses rituelles. Les Akans - descendants du Royaume Ashanti – ont émigré de la Côte d’Or (l'actuel Ghana) pour s’installer au sud et au centre de la Côte d’Ivoire. Les Mandés (langue soudanaise : Mali, Guinée et Niger) sont connus aujourd'hui en Côte d’Ivoire en tant que Gouros, Malinkés, Yacoubas, Gbans, etc. Ils occupent le nord et l’ouest du pays. Les Gurs (ancêtres voltaïques : Burkina Faso) ont peuplé l’est du pays. Ce sont les sénoufos, Lobis, Loros et Kouanlangos. Les Mandés et les Gurs étaient musulmans tandis que les Akans étaient des animistes. Depuis le XIVe siècle, les colons européens ont envahi l’Afrique. Après l’invasion Française, la plupart des Akans sont devenus catholiques.

Au milieu du XIXe siècle, des puissants guerriers tels que le roi Samory Touré (descendant des Mandés de la Guinée) ont combattu les colons européens. La mission de Touré était de convertir toute l’Afrique Occidentale à l’islam. Il terrorisait les populations animistes jusqu’au nord de la Côte d’Ivoire. Par exemple, si une femme refusait de se convertir à l’Islam. L’armée de Samory l’a forçait à piler son bébé dans un mortier. Le 29 septembre 1898, Samoury Touré fut capturé par l’armée coloniale Française à Guélémou (Côte d’Ivoire). Il fut exilé à Ndjolé (Gabon) où il mourut le 2 juin 1900.

Les colons français ont divisé le territoire ivoirien pour leur propre intérêt sans s’occuper des dynamiques de chaque tribu. Aujourd’hui, 78 dialectes sont parlés en Côte d’Ivoire. Le Français est la langue officielle, et le Bambara (Dioula) est la langue commerciale. Certaines tribus ont formé des alliances tandis que d’autres continuent le tribalisme.
 
Par Bénébr

Traduit de l’article « History of Ivory Coast » – avec l’aimable autorisation de Global Eyes Magazine, février 2017, Winnipeg, page 3
 
Sources :